( 28 novembre, 2010 )

L’égalité sociale: une priorité pour le Président du PSM

Entretien avec Saïd AHAMADI dit RAOS, président du Parti Social Mahorais 

 « Les Mahorais ne sont pas intéressés par cette réforme. Parce qu’ils ne sont pas sûrs de partir à la retraite un jour. C’est quand on est sûr de mourir au-delà de 60 ans qu’on pense à la retraite » RAOS  Ancien maire de la commune de Koungou, historien de profession, Saïd AHAMADI dit RAOS préside le Parti Social Mahorais (PSM). Quadragénaire, père d’un enfant, cet ancien maire est, d’après un sondage IPSOS, l’homme politique le mieux écouté de la population mahoraise et a été classé par ce même sondage 2ème personnalité politique le plus appréciée des jeunes de Mayotte. Véritable Robin des bois moderne,  RAOS ne fait pas de la politique pour épater la galerie. C’est vraiment par pur esprit de générosité qu’il s’est lancé dans le combat politique. La preuve, c’est avec honnêteté et franchise qu’il a répondu à nos questions. Interview.  

No man’s land : Monsieur RAOS, parlez-nous de votre entrée en politique ?  RAOS : Je me suis engagé dans la politique à Mayotte car la plupart des Mahorais connaissent une souffrance sociale. Beaucoup de jeunes n’ont pas d’emploi bien rémunéré. Les adultes femmes ne bénéficient pas d’allocations familiales au même niveau que leurs compatriotes des autres DOM et de l’Hexagone. Il n’y a pas d’Assedic à Mayotte pour aider les personnes qui ont perdu leur travail. Il n’y pas de revenu minimum d’insertion (RMI) pour les actifs de plus de 26 ans qui n’arrivent pas à avoir du travail. Les enfants ne sont pas valorisés parce qu’ils n’ont pas de cantines scolaires. Beaucoup de Mahorais ont des difficultés administratives parce que l’école publique a été négligée par le ministère de l’éducation nationale depuis la présence de la France à Mayotte qui remonte à 1843. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont poussé à m’engager dans la vie politique après avoir œuvré depuis des années dans le milieu associatif, en particulier dans l’association les ENFANTS DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE que j’ai créée en 1996 pour venir en aide à tous les habitants de Mayotte qui rencontrent des difficultés administratives à obtenir des papiers d’identité. 

No man’s land : Un petit mot sur cette association, monsieur RAOS… RAOS : Cette association aidait les habitants qui sont nés à Anjouan, Mohéli, Grande-Comore, qui se sont installés à Mayotte avant l’indépendance des Comores en 1975. Parce que ces derniers sont Français dès lors qu’ils le réclament. Depuis 1946, ces îles ci-dessus citées formaient le territoire français d’outre-mer des Comores. L’association n’est pas dissoute, elle existe encore. Seulement le temps me fait défaut. A partir de 1997, j’ai commencé à militer à Mayotte dans la formation socialiste pour mieux aider ces populations démunies car ne parlant pas correctement français et par conséquent ignorant leurs droits. 

No man’s land : Résumez-nous en une phrase les visées de votre parti, le PSM.  RAOS : Le Parti Social Mahorais vise à l’égalité républicaine à Mayotte. C’est pour qu’il n’y ait plus de Français de seconde zone à Mayotte que j’ai créé mon parti. 

No man’s land : D’après des chiffres officiels, à Mayotte il y a plus de 60% d’analphabètes en français.  RAOS : Ce n’est pas vrai. C’est une utopie. 65% des Mahorais ont moins de 25ans. Déjà la population de Mayotte est une population scolarisée depuis 1985. La scolarisation depuis cette année-là est obligatoire. Par contre dire que 50% de plus de 50 ans ne parlent pas français, ça je peux l’accepter. 

No man’s land : Au jour d’aujourd’hui on dénombre beaucoup de jeunes déscolarisés à Mayotte.  RAOS : Les Mahorais ne sont pas déscolarisés. Ces sont les enfants d’étrangers qui le sont. Comme ils n’ont pas de papiers, ils ne peuvent pas s’inscrire à la Mission locale ni faire des formations en alternance. Les Mahorais eux peuvent faire des études jusqu’en 3ème. Mais au-delà de la 3ème, beaucoup ont des difficultés d’orientation pour cause de manque de structure scolaire.  Les établissements pour accueillir les élèves font défaut. Soit ces jeunes se retrouvent dans la rue sans qualifications, soit selon les possibilités des familles, ils partent à la Réunion ou en France. 

No mans’ land : Monsieur RAOS, appelons un chat un chat. D’après vous la plupart des jeunes Mahorais se retrouvent après la 3ème déscolarisés… RAOS : Non pas la plupart. Beaucoup vont au lycée. Néanmoins c’est malheureux qu’un élève ne puisse pas avoir d’orientation par manque de structure. Mais tout cela, c’est la responsabilité du ministère de l’éducation nationale. 

No man’s land : Vous vous intéressez beaucoup à la société comorienne. Autrement dit, pourquoi accordiez-vous beaucoup d’intérêt à la société comorienne ?  RAOS : Je ne connaissais pas la société comorienne avant 2001. Je n’avais jamais mis les pieds aux Comores indépendantes avant 2001. C’est après avoir été élu maire de Koungou et confronté à un problème d’investissement que je me suis mis à m’intéresser à la société comorienne. J’ai investi parallèlement beaucoup d’énergie et d’argent pour connaître les voisins. Parmi les élus de Mayotte, je suis le seul qui ait pu œuvrer dans la compréhension des voisins comoriens qui sont pour beaucoup des frères, des cousins et des sœurs. 

No man’s land : Vous venez d’évoquer un problème d’investissement. C’était quoi exactement ?  RAOS : En 2001, j’avais un projet de construction d’un lycée technique dans la commune de Koungou, au lieu-dit Mgombani entre Kangani et Longoni pour justement faire en sorte que les jeunes mahorais soient qualifiés dans le domaine technique. A Mayotte, les lycées techniques, il y en a mais peu. Les élèves ne connaissent alors que l’enseignement théorique, les études longues. Pourtant la formation technique est importante pour développer Mayotte. Il faut vraiment former des cadres spécialisés dans le domaine technique. Le lycée devait être construit dans la zone industrielle de Longoni. Mais le Directeur de l’Equipement de l’époque était hostile au projet. Alors que le terrain existait pour accueillir le projet. Les services de l’Etat comme la direction de l’Equipement avaient une autre visée sur le terrain. Comme il y avait une entreprise de gaz dans la zone, le Directeur de l’Equipment m’a dit qu’il n’était pas possible d’y construire un établissement scolaire. Et il m’avait donné l’exemple de l’accident AZDF à Toulouse. Le propriétaire de l’entreprise de gaz était originaire de la Grande-Comore et était aussi propriétaire de l’entreprise Gaz-Com basée à Moroni. C’est dans ce sens que je me suis rendu à Moroni pour discuter avec ce responsable. Et j’ai constaté que le Directeur de l’Equipement avait bluffé. C’était une unité de production de gaz médical, non pas de gaz combustible. Une suspicion s’est installée entre moi et quelques services de l’Etat qui avait voulu mentir à un élu de la République. J’ai donc pris mes distances avec les services de l’équipement … A la fin le projet n’a pas eu lieu 

No man’s land : Ce n’est un secret pour personne. Mayotte est une île, elle ne peut vivre en autarcie. Elle a besoin d’ouverture. Et elle peut recevoir chaque année tout l’or des réserves d’or français, elle ne saurait s’en sortir sans une coopération avec les pays limitrophes. Vous, monsieur RAOS, lorsque vous étiez maire qu’avez-vous fait dans le domaine de la coopération régionale ?  RAOS : J’avais envisagé d’aider la commune de Mutsamudu à Anjouan parce que je trouvais le maire monsieur M’Baldé très actif. Je voulais lui céder des camions réformés de la commune de Koungou parce que son institution était prête à réparer les camions afin que le ramassage des ordures soit fait dans la commune. Et nous avions entrepris des démarches auprès de l’ambassade de France à Moroni et auprès du ministère de la coopération à Anjouan, mais le projet a été torpillé. Par qui ? Je ne sais pas. 

J’avais aussi entrepris des projets de jumelage en vue d’entreprendre une formation des agents de la commune de Mutsamudu par des cadres municipaux mahorais. En 2007, j’appliquais juste le contenu des accords du 27 janvier 2000, signés à Paris par tous les partis politiques de Mayotte représentés au Conseil général à l’exception du Mouvement Départemental Mahorais (MDM). Cet accord stipulait que l’insertion de Mayotte dans son environnement régional est une priorité. 

J’ai aussi mené un travail auprès de l’ambassade de France à Moroni dans le domaine de l’état-civil au niveau de la lutte contre la fraude de papiers d’état-civil. On a été bien reçu par les agents de l’Ambassade. Et plein d’actions et facilitations de régularisation ont été obtenues pour des ressortissants comoriens à Mayotte. C’est dans ce sens que je suis devenu l’élu de la coopération régionale. No man’s land : Au début du mois, monsieur Saïd Omar Oili, ancien Président du Conseil général de Mayotte, a saisi le ministère des affaires sociales françaises quant au problème des enfants des rues à Mayotte. Des enfants dont les parents sont soit morts dans un naufrage en voulant rentrer clandestinement à Mayotte soit expulsés de l’île faute de papiers français.  

RAOS : Saïd Omar Oili n’a pas été le premier à évoquer cette question. Le travail que j’ai fait durant tout mon mandat a été de sensibiliser les services étatiques et les autorités locales sur ce problème lié au visa Balladur. Je suis indigné de voir qu’aujourd’hui dans un pays comme la France, on observe sur le territoire de Mayotte des poches de non-droit. Et le fait que Saïd Omar Oili saisisse le ministère des affaires sociales est une bonne chose. Il faut que le ministère des affaires sociales à travers la DASS aide ces enfants à avoir des familles d’accueil et à accéder à l’éducation. Il ne faut pas oublier qu’à Mayotte l’école est obligatoire de 6 à 16 ans. Il ne faut surtout pas que ces enfants constituent des bombes à retardement dans les années à venir. L’Etat français a signé la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Et dans cette charte chaque enfant a droit à un nom, à un prénom, à une famille, à une éducation, à la santé quelque soit l’origine sociale, ethnique, raciale ou religieuse de l’enfant. Dans mon livre intitulé « Mayotte j’écris ton nom », je dis clairement à la page 291 que « certains enfants, dont les parents ont été expulsés par les garants des « droits de l’homme », errent malheureusement dans les rues de Mayotte comme Cosette à l’époque de Victor Hugo en métropole. Cette situation inhumaine de ces « enfants clochards » est le résultat d’un travail administratif pensé et réalisé aveuglement par des fonctionnaires armés qui ne pensent qu’à leur carrière. » No man’s land : Mais récemment à la télévision, le Préfet de Mayotte, représentant du gouvernement français sur le territoire, a affirmé que chaque année, de l’argent destiné à aider ces enfants en difficulté est donné au Conseil général de Mayotte.  

RAOS : J’ai donné mon ouvrage au préfet en mars 2010. Bien avant l’intervention de Saïd Omar Oili. Juste pour rectifier, je suis à l’origine de ce travail. Et entre ce que dit et fait le préfet de Mayotte, il y a deux mondes. Moi ce que je veux, ce sont des actes. Les enfants errent toujours, et aucune solution réelle n’a été trouvée. Et quand le Préfet parle du Conseil général, il faut savoir que cette institution est endettée. Le Parti Social Mahorais est scandalisé par cette situation qui montre la faiblesse de l’Etat et du Conseil général dans leurs missions respectives dans la protection des personnes, notamment les plus démunies. No man’s land : Partout en France, les gens descendent dans les rues, se mobilisent contre la réforme des retraites. A Mayotte, personne ne parle de la réforme, comme si elle n’intéressait pas les Mahorais.  

RAOS : Les Mahorais ne sont pas intéressés par cette réforme. Parce qu’ils ne sont pas sûrs de partir à la retraite un jour. C’est quand on est sûr de mourir au-delà de 60 ans qu’on pense à la retraite. L’espérance de vie à Mayotte est au maximum de 60 ans. Le Mahorais qui est confronté à maints problèmes sociaux qui écourtent sa vie souhaite une amélioration de la vie d’aujourd’hui. Pas de mobilisation contre une réforme des retraites qu’il ne maîtrise pas du tout. Le pacte sarkozyen de la départementalisation annonce l’égalité sociale seulement en 2020-2035. No man’s land : Beaucoup de Mahorais partent à la Réunion ou en France où ils espèrent avoir une vie meilleure et subvenir aux besoins de leur famille restée sur l’île… 

RAOS : Chaque Mahorais a envie de rester à Mayotte. J’ai créé mon parti dans le seul but de pousser les Mahorais à rester à Mayotte. Le Mahorais est considéré comme l’égal du Métropolitain une fois arrivé dans l’Hexagone. Là-bas, il recouvre ses droits sociaux. J’ai bien conscience que c’est une politique sournoise de l’Etat français d’exiler les Mahorais en métropole et à la Réunion. Si l’aide sociale était à l’identique à Mayotte, aucun Mahorais ne quitterait l’île. Les Mahorais revendiquent l’égalité républicaine. Par ailleurs, ce n’est pas 30 000 personnes qui vont bénéficier des aides sociales qui feront en sorte que le gouvernement français soit en faillite. Parce qu’encore une fois, selon les autorités étatiques, il faut attendre 2025 pour que l’égalité sociale soit effective à Mayotte. A vrai dire, on ne peut pas dire que ceux qui sont partis soutiennent financièrement ceux qui sont restés à Mayotte. C’est un préjugé qu’il faut détruire. Tu ne peux pas faire des économies en France avec les revenus du RSA (revenu de solidarité active) évalués à moins de 500€ par personne. Le seuil de pauvreté en France est à 900 euros. Et la plupart des Mahorais vivent au  seuil de pauvreté là-bas. Dans une société de consommation comme la France, comment arrivera-t-on à vivre avec 900 euros par mois. Pour être honnête, ceux qui sont partis survivent et ceux qui sont restés dans l’archipel survivent aussi. La différence, c’est que ceux qui sont partis sont loin de leur terre, de leur famille, des regards des autres ; donc, ils vivent bien la chose. Et à vrai dire, cette émigration fait qu’il n’y a pas de développement social à Mayotte. 

Vous êtes-vous rendu compte qu’on parle aujourd’hui à Mayotte de surendettement. La plupart des Mahorais sont endettés. Ici aussi, on n’est pas épargné par la société de consommation, le téléphone portable, les voitures … Et s’il n’y avait pas la solidarité mahoraise, beaucoup de Mahorais seraient à la rue. A Mayotte, les salaires ne sont pas conformes à la réalité du coût de la vie. Et les centres de distribution de l’île pratiquent des prix qui ne sont pas calculés selon le niveau de vie des Mahorais, mais des fonctionnaires métropolitains de l’Etat. Ce qui fait que beaucoup de Mahorais sont insolvables.  Les prix ne sont pas à  la portée du pouvoir d’achat du Mahorais, seuls les fonctionnaires expatriés arrivent à s’en sortir dans cette situation puisqu’ils perçoivent des primes en plus de leurs salaires. Toutefois, puisque ces fonctionnaires sont Français, les primes qu’ils perçoivent ne sont pas justifiées.  Parce que normalement les primes sont octroyées à des fonctionnaires travaillant sur un territoire étranger à la France. Donc, le mot expatrié n’a pas de sens à Mayotte. Parce que Mayotte fait partie de la patrie française. Ces fonctionnaires ne sont pas expatriés à Mayotte. No man’s land : On vient d’annoncer à la radio, que vous vous porterez candidat aux prochaines municipales. Est-ce exact ?  

RAOS : Je suis Mahorais. Je vis au jour le jour. Je ne peux pas parler de l’avenir. Et si je suis candidat, cela ne veut pas dire que je serai élu. Je trouve qu’il est très tôt pour moi de présenter mon programme. Toutefois, je n’ai pas de projet particulier. Sinon peut-être celui de faire en sorte que Mayotte ait l’égalité sociale. D’ailleurs le jour où Mayotte aura l’égalité sociale, mon parti n’aura plus de raison d’être. 
 

Ancien maire de Koungou (mars 2001-mars 2008)

Entretien réalisé à Mamoudzou, début octobre 2010. 

( 25 novembre, 2010 )

Mayotte, j’écris ton nom

le 24 novembre 2010

Bonjour,

Par ce petit message, je salue en toute modestie votre ouvrage intitulé Mayotte, j’écris ton nom. Cette chronique mahoraise, puisqu’il s’y prête, est surprenant  tant par le contenu, assez riche et documenté  que par la sobriété du style. L’ouvrage se lit avec aisance. « Il coule sous les doigts ». Au fil de la lecture Raos s’efface et laisse la place l’homme politique clairvoyant  qui observe sa société avec lucidité et une certaine distanciation objective.
 Loin des copier-coller de documents administratifs,  des mémoires scolaires ou encore des récits naïfs, votre ouvrage  échappe l’amateurisme grégaire. Il mérite d’être salué.
Dans ton ouvrage on distingue une certaine sensibilité du regard, une certaine acuité de l’observation, tout cela dans  une rédaction assez fraîche. En tant que mahorais, je me suis reconnu dans cet  ouvrage..
Quand j’ai fini de  le lire, j’ai pensé,  à Joseph Ki-Zerbo, éminent historien,  qui avait dit  cela : « Tant que les lions ne raconteront pas leur histoire, les histoires de chasse finiront toujours à la gloire des chasseurs ».
Ainsi, Mayotte, j’écris ton nom a eu un sens pour moi.
Mr SAID HAMADI Raos, vous êtes désormais auteur, du latin auctor, le garant. Vous êtes le garant d’une société en pleine mutation.

SAID HACHIM SAID
ADMINISTRATEUR SIG
Téléphone : +(0)269  649123
Fax : +(0)269 649191
Cellulaire :+269 (0)639  090923
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97600 Mamoudzou
Mayotte, Océan Indien
France

( 12 novembre, 2010 )

La régularisation foncière du littoral mahorais :

La régularisation foncière du littoral mahorais : Un enjeu majeur d’identité locale   

Cette tribune est une contribution mahoraise afin que les citoyens français originaires de  Mayotte ne soient pas dépouillés de manière illégale et injuste, de leurs biens fonciers par une action gouvernementale aux relents néocolonialistes. Sans être technique, je m’emploierai à faire appel à plusieurs textes juridiques (Constitution, traité, lois, décrets, ordonnances, délibérations, etc.…) afin de donner aux lecteurs des bases de réflexion ou d’actions militantes. Il faut dire que le sujet traité est très important, et par conséquent mérite une attention particulière. 

En ce qui concerne le cas d’espèce, nous  ferons un bref rappel de l’histoire de la société mahoraise avant l’implantation de la puissance française à Mayotte en 1843. Les premiers habitants, venus du continent africain, se sont installés le long du littoral de l’archipel de Mayotte depuis l’époque antique. Ces premiers occupants, organisés en plusieurs petites chefferies côtières, pratiquaient l’agriculture, l’élevage, la pêche et un artisanat inspiré de ces trois principales activités et de leurs dérivés. 

Au début du 17ème siècle, la société mahoraise était très développée, notamment dans le domaine agricole. Les Mahorais installés sur l’île Pamandzi (ou Petite Terre), surnommés aussi « Comoriens » [c’est le nom donnés aux habitants des îles du Canal de Mozambique par les navigateurs arabes au Moyen Âge] vendaient à des Européens des Provinces-Unies [actuelle Hollande] qui ont visité l’notre archipel en 1601 des bœufs, des œufs, des fruits et légumes. Décrits par tous les étrangers comme un peuple accueillant, les Mahorais n’en restent pas moins attachés à leurs terres qu’ils défendirent avec vigueur à chaque moment où le besoin se fait sentir, en particulier durant tout le 18ème et début 19ème siècles pendant les guerres de conquête d’origine anjouanaise. C’est pour la défense de leurs biens fonciers menacés d’ailleurs que les Autorités mahoraises acceptent de céder Mayotte à la puissance militaire française qui envisageait d’occuper notre archipel dans le but de restaurer sa Grandeur mise à mal par la perte de Maurice en 1810. Le Chef d’Etat mahorais, le Sultan Andriantsoly entouré de ses ministres avec le Représentant du Gouvernement français, le Capitaine Pierre Passot signe alors le traité du 25 avril 1841. Mais, celui-ci prévoit d’emblée le respect strict des propriétés privées mahoraises, en particulier les propriétés foncières. L’article 5 du Traité est à ce point très claire : « Toutes les propriétés sont inviolables ; ainsi les terres cultivées soit par des Sakalaves, par les autres habitants de l’île Mayotte continuent à leur appartenir (…) ». Ratifié le 10 février 1843 par Louis Philippe, Roi des Français, le traité du 25 avril 1841 devient un texte juridique d’une grande importance dans la hiérarchie des normes françaises. De plus, c’est ce traité qui légitime au départ la présence française sur notre sol. Les instructions du Commandant Passot à l’armée française basée à Mayotte à l’égard des Mahorais étaient sans ambiguïté : le respect des Insulaires. « Rappelez-vous qu’en tous lieux, la propriété est inviolable et particulièrement chez un peuple qui volontairement se soumet à notre autorité (…) ». Force est constater que toutes ces précautions juridiques et d’usage qui protègent les droits des autochtones sont aujourd’hui bafouées par un Gouvernement UMP, soutenu par des parlementaires d’origine mahoraise du même bord politique et des cadres politiques locaux qui ont pour la plupart fait allégence totale au sarkozisme. Le représentant de l’Etat à Mayotte, dans ses multiples apparitions médiatiques, semble suppléer une défaillance évidente des élus locaux actuels dont la plupart fuient leurs responsabilités obtenues par le suffrage universel. La gestion des affaires  concernant directement les Mahorais, notamment tout ce qui concerne le bien être des personnes (le foncier et le logement), devient une préoccupation secondaire. Or, dans chaque territoire, La question foncière revêt une importance capitale. Et Mayotte ne fait pas exception à cette règle. 

Nous devons préciser que, depuis des siècles, les Mahorais, fiers de leurs coutumes, n’ont jamais cru bon de posséder des titres formels pour justifier leur identité encore moins leurs propriétés foncières.   Avoir un titre particulier de propriété foncière est par conséquent un concept nouveau à notre archipel de Mayotte.  D’ailleurs, le décret du 28 septembre 1926 modifié par le décret 56-224 du 28 février 1956, relatif à la régularisation foncière est favorable à la reconnaissance des propriétés foncières à Mayotte de manière coutumière. En 1974, au moment du réfendum d’autodétermination politique des peuples du Canal de Mozambique rassemblés à partir de 1946 sous le statut de Territoire d’Outre-Mer français des Comores, les Mahorais ont choisi de rester « Français pour être libres ». Aussi, la loi de 1976 créant la Collectivité territoriale de Mayotte a insisté sur le respect des traditions mahoraises. Pour preuve, les lois promulguées à partir de 1976 ne s’appliquent pas sur notre archepal que sur « mention expresse » ; d’où par exemple, la prolongation de la justice cadiale jusqu’à ce jour. Nous comprenons avec intérêt que le législateur français, conscient de la réalité historique, sociale et culturelle locale,  n’a pas souhaité l’assimilation du peuple mahorais dans leur appartenance à la République française, contrairement aux habitants du département voisin de la Réunion où les lois s’appliquent immédiatement sur le territoire après leur promulgation.    Il est regrettable que certains élus mahorais, par connivence partisane, se défaussent et n’assurent pas leurs missions politiques qui consistent à représenter la population; c’est à dire défendre les intérêts de celle-ci. 

En 1996, les conseillers généraux conduit par le Mzé (le feu célèbre Président Younoussa Bamana, proche des Mahorais) décident par délibération n°145/96/CGD du 3 septembre 1996 la régularisation foncière sur la bas de la coutume. En effet, selon le CNASEA, chargé des opérations de régularisation foncière sur l’ensemble des terres présumées domaniales de1996 à 2006, la procédure de régularisation permet à toute personne exerçant un droit réel selon la coutume, à savoir une occupation de bonne foi, paisible et continue d’une parcelle ainsi que d’une mise en valeur rationnelle et continue depuis plus de 10 ans, d’en devenir propriétaire de droit commun. Après la consultation populaire du 2 juillet 2000, la loi du11 juillet 2001, qui en découle, ne déroge pas à cette règle inscrite dans le traité de cession de Mayotte à la France du 25 avril 1841, article 5 [lire ouvrage Mayotte et le France de 1841à 1912, publié en 1999 aux éditions Baobab pp 45 à 49]. Enfin, l’inscription tardive de notre territoire dans la Constitution française (2003) impose le principe de « non rétroactivité » des lois. Etant entendu que le traité de 1841 que nous avons étudié et commenté depuis 1999 fait partie des «  principes généreux du droit », en ce qui concerne Mayotte, le décret actuel concocté par le Gouvernement UMP et qui vise à spolier les Mahorais qui possèdent des terrains et des habitations sis sur le littoral est illégal. Il convient donc que les personnes directement concernées s’organisent en collectif et attaquent en justice ce décret inique et partisan. Le Parti Social Mahorais reste vigilant sur ce dossier afin d’aider les compatriotes ou les membres concernés dans les démarches administratives dans le but d’une justice sociale. Pour nous, la justice commence par le respect des propriétés privées qui constituent un des droits fondamentaux, inscrits dans notre constitution de 1958. 

  

Saïd Ahamadi, Président du PSM. 

( 18 octobre, 2010 )

Sondage sur les personnalités politiques à Mayotte

Veuillez découvrir le sondage réalisé par IPSOS
Vous pouvez avoir des compléments d’informations sur mon facebook « said ahamadi dit raos »
E-mail: psm976@yahoo.frSondage

( 12 octobre, 2010 )

présentation projet PSM

Les mahorais ont voté, le 29 mars 2009 à plus de 95%, en faveur de la transformation de Mayotte en une Assemblée Unique, appelée « Département » régie par l’article 73 de la constitution.
Cela a abouti à la loi organique n°969 du 03 août 2009. Celle-ci impose, en son article 63 du titre III, qu’à compter de la première réunion suivant le renouvellement de son assemblée délibérante en 2011, la collectivité départementale de Mayotte est érigée en une collectivité régie par l’article 73 de la Constitution, qui prend le nom de « Département de Mayotte » et exerçant à la fois les compétences dévolues aux département et régions d’outre-mer.
le Parti Social Mahorais a participé activement à la campagne du OUI, sous la conduite de son président et ex-Maire de Koungou, Monsieur Said AHAMADI suivi par l’ensemble de ses militants et sympathisans. Acette occasion, le PSM a veillé à ce que l’essentiel de ses idées soient développées dans les débats et soient tenues en comptes afin qu’elles appellent des solutions aux attentes de la population mahoraise.
Notre orientation stratégique, adoptée depuis plus de cinq années, a ainsi été intégrée.
en ce sens, la marche vers le droit commun allait se mettre en ouvre, cela de manière progressive, afin d’assoir le développement économique et social, préalablement au statut de Dépatement d’outre-mer, en passant par une décentralisation par étapes.
Au travers de cette Loi organique n°969 du 03 août 2009 relative à l’évolution institutionnelle de Mayotte, une ultime étape de l’ancrage de Mayotte dans la République a été franchie.
C’est bien le corollaire de tout le travail en faveur de notre archipel au lagon dont la Parti Social Mahorais doit en être satisfait.
Cette étape achevée, nous devons aujourd’hui nous concentrer sur les problématiques rédhibitoires à l’avenir de la société mahoraise.
Mayotte souffre en effet de ses handicapes structurels sur lesquels la République doit faire des efforts particuliers.
Tout comme l’Union Européenne, l’Etat doit reconsidérer sa démarche dans les contrats Etat – Mayotte, en augmentatant de manière significative sa participation financière, pour réduire les contraintes srtucturelles observées depuis 1977.
L’Assemnlée Unique doit être capable de mettre en place:
- des mésures fortes qui permettront d’atteindre la pleine cityonneté et l’égalité des chances
- des dispositions fiscaux visant à une meilleures éfficacité de l’économie solidaire et du logement social
- ces mésures devront être contractualisées avec tous les acteurs et régulièrement évaluées.
Il convient à présent de vous proposer les principaux thèmes de notre projet politique qui concernent les axes prioritaires que nous avons retenus. suite

( 11 octobre, 2010 )

Aucun mahorais n’a demandé à Sarkozy de Venir

L’invité du mercredi

Flash Infos : Qu’avez-vous retenu du discours du président Sarkozy ?

Saïd Ahamadi « Raos » : C’est un discours décevant ! Si certains élus à l’image de Zaïdou Tavanday se sont réjouis de sa venue, il faut rappeler qu’aucun Mahorais n’a demandé à Sarkozy de venir ! Il a fait lui-même une promesse et comme on dit, chose promise, chose due. Sa visite n’est pas une satisfaction car le président a totalement occulté les attentes sociales des Mahorais. Nos femmes nous quittent pour aller à Marseille et à la réunion pour toucher les allocations auxquelles elles devraient avoir droit ici comme toutes les autres Françaises. Le président n’a suscité aucun espoir pour un peuple qui s’est mobilisé de manière indéfectible pour son attachement à la République française. Il reconnaît que Mayotte est française depuis le 18 janvier 2010 alors que c’est une colonie française depuis 1841.

FI : Pourtant, certains se félicitent de l’annonce de projets tels que l’antenne universitaire, la TNT ou encore la piste longue.

Raos : Je ne donne même pas la moyenne pour ce discours ! La personne qui l’a rédigé n’est pas au courant des attentes et des réalités de la population mahoraise. Cela fait belle lurette que les étudiants mahorais peuvent poursuivre des études supérieures à l’IFM ou au CEFSEN, les lycées de Sada, Mamoudzou, Petite-Terre disposent de BTS et donc de filières bac + 2. Le président a été muet quant à la question de l’Europe et il a fallu que les Petits-Terriens se soulèvent contre la vie chère pour que Mme Penchard débarque et vienne sauver le soldat Douchina pour que le CG paie des factures aux multinationales, laissant de côté son personnel. Enfin, je tiens à dire qu’à moins de 15 mois d’élections de l’assemblée unique, Nicolas Sarkozy a sciemment occulté la formation et le mode de scrutin de cette assemblée. On ne peut pas tripatouiller les élections en fonction d’une stratégie favorisant l’UMP. L’article 73 de la Constitution impose un scrutin uninominal à 2 tours et si nous constatons des anomalies, nous saisirons le Conseil constitutionnel pour faire respecter la lettre et l’esprit de cet article 73.

Source : FI n°2474 du mercredi 28 janvier 10

Lire l’article sur wongo.skyrock.com

( 11 octobre, 2010 )

Un nouveau parti politique à Mayotte

Le maire de Koungou, Saïd Ahamadi, connu sous le nom de Raos, abandonne ses ambitions au sein de l’antenne locale du Parti socialiste pour fonder son propre mouvement, le Parti social de Mayotte (PSM).
Le maire de Koungou a officialisé fin janvier la création de son nouvel appareil politique, le Parti social de Mayotte (PSM). Saïd Ahamadi, mieux connu sous le nom de Raos, entérine ainsi son divorce avec le Parti socialiste.

C’était un secret de polichinelle. Depuis quelque temps déjà, le microcosme politique mahorais savait que Saïd Ahamadi, dit Raos, envisageait de fonder son propre parti. Pourtant, en rendant officielle la naissance du Parti social de Mayotte (PSM), le 26 janvier dernier, le maire de Koungou a étonné son petit monde.

En effet, après la démission du poste de secrétaire fédéral d’Ibrahim Aboubacar, son ennemi intime qui l’avait évincé du parti en 2002, Raos pensait bien revenir en force au sein du Parti socialiste. En décembre dernier, il l’avait clamé haut et fort : « Je suis candidat ! ».

Pourtant, le 26 janvier, il clamait encore plus fort lors d’une conférence de presse organisée au 5/5 – le bar situé devant le quai de la barge à Mamoudzou : « Je fonde un nouveau parti ».

Pourquoi un tel revirement ? Raos l’avoue lui-même : malgré le départ d’Aboubacar, il n’était pas le bienvenu au PS. « Quand Aboubacar a démissionné, j’ai cru que le PS allait se démocratiser », dit-il. « J’y suis allé, je me suis investi. Mais au cours des différentes réunions, j’ai senti que le parti ne se démocratiserait pas et qu’il y avait une animosité à mon égard. On m’a fait comprendre que je ne pourrais pas être candidat et que je ne pourrais même pas voter ». Conscient qu’il ne pourrait pas prendre la tête de son parti de cœur, Raos a donc décidé de remettre au goût du jour son vieux projet de fonder sa propre formation.

« J’y pensais depuis mon éviction du PS ». Un acte de mauvais perdant, assoiffé de pouvoir, qui refuse la défaite ? Non. Si Raos a lancé le PSM, c’est parce qu’il s’est rendu compte « que le PS ne changerait pas », assure-t-il. Autrement dit, qu’il resterait ce qu’il est, « un parti d’intellectuels » trop silencieux à son goût.

« Le social oublié par les autres formations »
Le PSM sera donc son antithèse. Un parti qui se veut omniprésent dans le débat public, résolument populaire.

Pour preuve, la première conférence de presse organisée par le parti : d’abord en shimaoré, puis en français, le trublion a énoncé les grandes lignes de son projet. « Ce parti ne vient pas s’additionner aux formations politiques locales ou nationales présentes à Mayotte. C’est un parti qui s’inscrit dans Mayotte, avec la République française. Les Mahorais ont décidé d’être français ; il faudra bien qu’ils soient entendus quant à leurs conditions de vie ».

Le principal cheval de bataille du PSM, comme le nom du parti l’indique, reste le « social », « un domaine oublié par les autres formations politiques », estime Raos. Il faudra bien, selon lui, s’attaquer à toutes ces failles qui font « que les Mahorais émigrent vers la Réunion ou vers la métropole pour toucher des aides qui n’existent pas à Mayotte ».

« Il faudra bien créer des HLM comme en métropole, des logements sociaux, instaurer des allocations familiales comme en métropole et non plus limiter celles-ci à trois enfants », ajoute-t-il.

Raos estime en outre nécessaire de permettre aux jeunes diplômés de l’île Hippocampe « d’avoir un travail et un salaire dignes ». « Le PSM a pour but d’aider les Mahorais à parvenir à l’égalité républicaine. Nous ne voulons pas être des citoyens de deuxième zone, nous voulons être Français, mais nous ne voulons pas non plus être des mendiants » !

Autre thème cher à Raos : « On ne veut pas être manipulés par nos amis métropolitains ou réunionnais, qui nous font croire que nous prenons les décisions ».

« Aider les Comores »
Le président du PSM souhaite en outre « développer la coopération avec les Comores pour que les Comoriens cessent de venir à Mayotte ». « Il faut les aider sur place en leur fournissant par exemple les hôpitaux dont ils ont besoin ».

Bref, les idées sont légion. Le bureau du PSM, essentiellement constitué de personnes de gauche écartées du PS, est en place et les statuts sont déposés. Reste à définir un programme détaillé et une stratégie politique. Une chose est certaine : le PSM présentera un candidat aux prochaines élections cantonales de Koungou. Raos l’a assuré.

09/02/2005 16h17 R.C. (Mayotte hebdo)
publié par le quotidien de la réunion et de l’océan indien

( 7 octobre, 2010 )

Mot de bienvenue

C’est avec plaisir que je vous accueille sur ce blog qui doit être un espace d’échanges d’idées, de bons procédés dans une démarche citoyenne. Le mot « RAOS » est un surnom qui a une histoire et un sens. Il date du collège, dans les années 1980. Ce surnom signifie Réussir, Agir pour l’intérêt général, Oser dire la vérité, c’est à dire ses pensées sans hypocrisie, Servir son peuple avec force.
Après des études universitaires en droit international option Tourisme international dans l’Institut d’études internationales et de développement à Toulouse en 1995, et d’histoire à Toulouse Le Mirail en 1996.
C’est à Toulouse que j’ai commencé à militer politiquemment d’abord dans le « Manifeste » contre les idées racistes, ensuite au sein du « Mouvement des jeunes socialistes » et enfin au Parti socialiste dans la section IV de Toulouse.
En mars 1997, aux cantonnales, j’ ai été candidat socialiste au canton de Koungou. J’ai été battu au second tour par l’ancien maire RPR de Koungou, Frédéric D’Achéry. En mars 2001, je deviens le 1er maire socialiste de la commune de Koungou, la deuxième de l’archipel de Mayotte.
En 2005, j’ai créé mon propre parti: le Parti Social Mahorais (PSM).
En vous remerciant de votre participation et de votre soutien.

( 4 octobre, 2010 )

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